Franck BOISSIER

Conseiller municipal délégué de Montreuil-sous-bois

Pour une gauche radicale et concrète

Des élues dénoncent la guerilla d’écoles religieuses

Voici la tribune parue ce samedi 9 juillet sur le site de Mariane2.fr, signée par deux camarades du Parti de Gauche et qui concerne le refus des établissements confessionnels de diffuser le pass contraception, dispositif  mis en place par la Région Ile de France

Deux élus du Parti de gauche, la conseillère régionale d’Ile-de-France, Pascale Le Néouannic, et la conseillère de Paris, Danielle Simonnet, s’inquiètent de voir les écoles privées locales devenir «le terrain de prédilection des courants religieux les plus traditionalistes». Elles en veulent pour preuve le refus de certains établissements de distribuer le «pass contraception» et en appellent à un sursaut des élus de gauche qui se montrent trop accommodants.

Comme élues nous constatons que les remises en cause de la laïcité, comme autant d’accommodements déraisonnables, deviennent le lot commun de trop de collectivités… de gauche. Ici, les crèches loubavitchs poursuivent leur prosélytisme religieux grâce aux financements publics de la Ville de Paris, là en finançant au-delà des obligations légales les lycées privés confessionnels d’Ile-de-France au nom du pseudo « principe d’égalité entre communautés scolaires », sont encouragés la mise en concurrence du service public d’éducation.

Or, non contents de bénéficier de financements publics, ces établissements considèrent qu’ils ont tous les droits, y compris ceux de nier la liberté de conscience des jeunes. Aujourd’hui, c’est l’un des dispositifs de la Région, le « pass contraception » qui fait l’objet dans les lycées privés confessionnel d’un refus de diffusion. Refus organisé suite à un courrier de l’évêque auxiliaire de Nanterre M. Brouwet et de directeur diocésain de l’enseignement catholique, M. de Chaillé, appelant les chefs d’établissements à s’« abstenir de distribuer » les « Pass contraception » à destination des jeunes, dispositif qui permet pourtant d’accompagner la découverte de la sexualité et de limiter les grossesses non désirées.

Comme la presse s’en est fait l’écho, au lycée Blomet, qui dépend de l’Ecole normale catholique dans le XVe arrondissement de Paris, les pass ont été « confisqués » à l’infirmière par le chef d’établissement. Et quand certains lycéens le demande au lycée Notre-Dame de Sion notamment, l’infirmière explique : « On m’a demandé le pass deux fois. Je n’ai pas le droit de le distribuer. Nous estimons à Notre-Dame de Sion que les élèves doivent discuter de ces questions-là avec leurs parents ». Impossible donc de continuer à croire que ces derniers seraient des dispositifs à destination des jeunes scolarisés. Ils sont en fait des aides financières – directes ou indirectes – à l’usage exclusif des établissements. Financements qui accompagnent la mise en place d’un système scolaire à plusieurs vitesses où les collectivités comme l’Etat accordent toujours plus de privilèges à l’école privée confessionnelle, et confortent en définitive les inégalités sociales.

Pire, ces financements entérinent, avec les meilleures intentions du monde, un choix de société dangereux qui remet en cause notre « vivre ensemble ». Car l’enseignement catholique ne se contente pas de refuser le pass, il tire à boulets rouges sur les programmes et les nouveaux manuels – financés par la région – de Sciences de la Vie et de la Terre de classe de 1ère, en réfutant la théorie du genre, comme d’autres réfutent la théorie de l’évolution de Darwin. Pour l’enseignement confessionnel, comme pour les associations familiales catholiques, il n’y aurait qu’un seul modèle de cellule familiale : le couple hétérosexuel et ses enfants. L’enseignement confessionnel affiche son souhait de conditionner les consciences plutôt que de les émanciper, au nom de leur « caractère propre » religieux. Les mots d’un Thibaut Collin, professeur de philosophie au lycée catholique Stanislas et incidemment co-auteur du livre de Nicolas Sarkozy La République, les Religions, l’Espérance, sont sans appel : « La prime à l’indifférenciation sexuelle promeut en fait l’homosexualité. Ces théories sont une tête de pont pour un changement radical de société. » (1). L’enseignement catholique n’hésite plus à contester les programmes. Preuve supplémentaire que cet enseignement ne remplit pas de mission de service public !

À gauche, il n’est plus acceptable d’ignorer que l’école est devenue le terrain de prédilection des courants religieux les plus traditionalistes. Au nom de la liberté d’enseigner, ce qui est réclamé c’est en fait la liberté de s’extraire de la règle commune, et d’imposer la primauté du dogme et des traditions patriarcales sur les lois de la République. La gauche doit – au contraire – consacrer son énergie et ses financements à l’école publique laïque qui est l’école de toutes et tous, sinon aucune émancipation n’est possible.

(1) « Les catholiques mobilisés contre les manuels de biologie ». Le Figaro du 1er juin 2011.

La laïcité en question

En ce moment il est souvent question de laïcité. Dans la presse, des débats à la télé, sur les blogs etc …. Mais nous explique t-on ce qu’est la laïcité ? Et comme beaucoup de monde, partis politiques, religieux, se prônent en défenseur ou moderniste de la Laïcité et d’autres veulent la défendre voir même la renforcer, il y avait besoin ici aussi de faire le point sur un des piliers de notre république.

Alors c’est quoi la Laïcité ?

Laïque est issu du latin laicus « commun, du peuple (laos) » repris au grec, laikos. Etre laïque c’est être une composante de la population, une composante pure, telle quelle. Rien de plus, rien de moins. On peut donc définir la laïcité comme : « Le fait de considérer l’habitant de la cité dans sa seule et unique qualité de citoyen ».

La Laïcité est un principe, selon lequel les religions et l’État sont clairement séparés. Les Églises ne peuvent pas intervenir dans les décisions de l’État, et l’État ne peut pas intervenir dans la vie religieuse. En France, une loi a été votée en 1905 pour faire appliquer cette séparation et détermine que notre république est laïque. Les services publics ne peuvent donc pas financer le culte, les églises, les mosquées, les temples etc …. Quel qu’il soit ! Parce que la république ne reconnait aucun culte, pour justement leur garantir une équité, elle ne peut donc en financer. Sauf, les églises construitent avant 1905.

Le principe de Laïcité c’est affirmer que tous les citoyens au sein de la république sont traités de la même façon et qu’ils sont égaux devant la loi républicaine, quelque soit leurs cultes ou pas. La Laïcité confirme d’autant plus que la république est unie et indivisible.

L’UMP et le FN dans le choc des civilisations

L’UMP en revendique une soit disant « positive« , et lance un débat qui pour finir stigmatise les pratiquants de l’islam, « certaines clarifications que nous proposons aujourd’hui sont rendues nécessaires par le développement de l’islam qui est postérieur à la loi de 1905 » en conclut Jean-François Copé. Le chef du parti de Sarkozy pense et agit dans un raisonnement avec deux poids deux mesures en direction des croyants. Absurde ! NON, c’est tout simplement orchestré le lancement d’un débat dans la population et dans les médias pour essayer de convaincre le plus grand nombre qu’une laïcité « positive » défendrait « notre civilisation » et ainsi rejoindre la stratégie du « choc des civilisations » de Samuel P. Huntington, qui met en opposition la civilisation « judéo– chrétienne » à la collusion « islamoconfucéenne », qui somme toute est complètement absurde !

Cette volonté d’un discours qui prend la direction de la stigmatisation d’une partie de nos citoyens est en premier lieu comme nous le voyons un signe fort de rappel aux électeurs qui ont préféré le FN lors des élections cantonales. En deuxième point il n’est donc pas question pour l’UMP et encore moins pour le FN de protéger le principe de Laïcité mais belle et bien de la remettre totalement en question.

Laïcité n’est pas athéisme

Bien entendu, la Laïcité n’est pas l’athéisme d’Etat, puisque la Laïcité suppose la liberté de conscience, celle de croire comme de ne pas croire, mais aussi la liberté de pratique religieuse.  Pour beaucoup de personnes le laïc signifie ipso facto athée ! La Laïcité est la Laïcité, sans rien de plus ou de moins. Il n’y a ni Laïcité politique ni Laïcité philosophique. Il y a d’une part les convictions religieuses et philosophiques et d’autre part la Laïcité qui les transcende toutes et qui n’a rien à voir avec l’athéisme. Il est certain que dans notre société d’aujourd’hui il y a bien moins de croyant que de non-croyant, bien que cela étant dans la sphère privé il devrait être difficile de le savoir. Mais disons que cela est vrai, la Laïcité est donc un principe qui met à égalité les non-croyants et les croyants.

Le concordat une exception dans la république française

Venons-en au Concordat tel qu’il s’applique en Alsace Moselle. Beaucoup ignorent de quoi il s’agit. C’est une affaire qui vient de loin. C’est une disposition qui s’applique depuis deux cent dix ans. Un record. En effet, le régime concordataire a commencé en 1801 ! A l’époque il s’appliquait à tout le pays.

Le Concordat ne concerne que les questions du rapport de l’Etat aux religions. Il reconnaît, organise et subventionne le culte catholique, le luthérien, le réformé et l’israélite. Tout cela a été abrogé par la loi de 1905. Sauf en Alsace Moselle. Pourquoi ? Cette exception au droit général de notre République a une histoire. Quand la grande loi du 9 décembre 1905 organisant la laïcité a été adoptée, les trois départements concernés, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle étaient annexés par l’Allemagne depuis 1870. Dans les territoires français occupés, le Kaiser et Bismarck n’ont pas abrogé le Concordat. En 1918, après la libération des départements français annexés, le retour de l’Alsace-Moselle au sein de la République n’a pas remis en cause cette situation particulière. C’est même le contraire. En effet, la loi du 1er juin 1924 a pérennisé le droit concordataire. Un avis du Conseil d’Etat du 24 janvier 1925 a même confirmé que la loi établissant le concordat était toujours en vigueur. Et elle le reste depuis cette date. Après l’invasion nazie en 1940, Hitler n’a pas davantage aboli le Concordat dans ces départements de nouveau occupés. Vint la Libération. Les libérateurs abolissent aussitôt les dispositions prises par le régime collaborateur de Philippe Pétain et de sa « révolution nationale ». L’ordonnance du 15 septembre 1945 a donc rétabli la légalité républicaine telle qu’elle était à la date du 16 juin 1940. Dans le cas de la zone concordataire, cela revenait à reconduire la loi de 1924 qui elle-même reconduisait celle de 1801. C’est clair ? Cette disposition censée être provisoire est donc devenue durable…

L’application du Concordat en Alsace-Moselle

Il entraîne la reconnaissance des cultes, un statut scolaire spécifique et même l’existence de délits religieux. Contrairement à la loi de 1905, en Alsace et en Moselle, les cultes sont reconnus et subventionnés. Les ministres du culte, sauf les musulmans, sont rétribués par l’Etat et les collectivités territoriales participent au financement du culte paroissial. Les sommes concernées ne sont nullement symboliques. Depuis 2006, les lois de finances ont alloué environ 55 millions d’euros par an aux budgets des cultes alsacien-mosellan pour environ 1.400 emplois temps plein travaillés. Une hausse de 20 millions d’euros par rapport à 2003. Sont ainsi salariés 1100 prêtres catholiques, 308 pasteurs protestants et 27 rabbins.

La laïcité au coeur d’un seul projet réaliste

Pour le Parti de Gauche la laïcité est au coeur de son projet politique. Depuis sa création, le PG défend cette idée fondamentale et vient récemment de déposer au sénat une proposition de loi cadre afin de promouvoir la laïcité et de clarifier les règles de son application concrète. Présentée la semaine dernière lors d’une conférence de presse au Sénat (lire la proposition de loi).

Cette proposition de loi déposée au Sénat par Marie-Agnés Labarre, sénatrice PG de l’Essonne et militante du comité de la 1ère circonscription (Evry-Corbeil). Lors de la conférence de presse, cette dernière a expliqué les raisons qui ont conduit le Parti de Gauche à porter ce combat au Sénat. C’est en effet dans cette assemblée que la droite a fait voté à plusieurs reprises des dispositions mettant en cause la laïcité (comme la loi Carle sur  le financement des écoles privées). L’UMP et l’extrême droite se drapent aujourd’hui dans la laïcité alors qu’elles ne cessent de la remettre en cause.

Pascale Le Néouannic, secrétaire nationale du PG chargée de la laïcité, a ensuite expliqué la méthode d’élaboration de cette proposition de loi, nourrie des contributions du philosophe Henri Péna-Ruiz et fruit du travail d’un atelier législatif ouvert aux citoyens.
Elle a présenté les principales mesures du texte pour conforter l’application de la laïcité et l’étendre sur l’ensemble du territoire et à l’ensemble de l’espace public :

  • appliquer la loi de 1905 sur l’ensemble du territoire : en Alsace-Moselle (fin du concordat sans remettre en cause le droit social local) et outre-mer (Guyane où la législation de Charles X s’applique encore)
  • assurer l’égalité des citoyens en supprimant les avantages fiscaux dont bénéficient les cultes à travers notamment des fondations. Les religions ne relevant pas du service public ni de la sphère de l’intérêt général, elles ne doivent pas bénéficier d’avantages publics en matière fiscale.
  • garantir la laïcité à l’école : attribuer l’argent public à l’école publique en mettant fin aux subventions publiques aux établissements privés et en les libérant ainsi de la tutelle de l’Etat.
  • renforcer la laïcité dans les services publics : les usagers ne pourront pas invoquer un motif religieux pour obtenir un traitement particulier dans un service public. L’application de la laïcité sera aussi étendue dans les crèches, maisons de retraite et plus largement tous les établissements relevant d’une délégation de service public.

Le co-président du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu’avec cette initiative le Parti de Gauche entendait sortir de la logique des arrangements qui a trop longtemps prévalu à gauche en matière de laïcité. Il a affirmé la volonté du Parti de Gauche d’être à l’offensive en défendant fermement le principe de la laïcité face à la droite et à l’extrême droite.

 


Projet de loi Laïcité du Parti de Gauche… par lepartidegauche

Laïcité, le double jeu de l’UMP, la déshérence du PS

Communiqué de presse du groupe FDG&A concernant la suppression des subventions aux crèches confessionnelles au Conseil régional d’Ile-de-France.

Jean-François Copé voulait avec sa journée du 5 avril faire croire que l’UMP était attachée au principe de la laïcité. Moins de 2 jours après, son double jeu se confirme ! Ce jeudi 7 avril 2011, le groupe majorité présidentielle au Conseil Régional d’Ile-de-France, emmené par sa présidente Valérie Pécresse, a révélé au grand jour sa vision toute particulière de la laïcité.

L’UMP a voté contre l’amendement déposé par le groupe Front de Gauche & Alternatifs (élus du Parti de Gauche et des Alternatifs) et PRG & MUP réservant aux seules structures non confessionnelles d’accueil collectif des jeunes enfants le droit à financement public de la part de la Région. Avec l’UMP la laïcité est toujours à géométrie variable.

Si prompte à exiger de l’usager une neutralité qui revient à remettre en cause le principe de liberté de conscience, l’UMP défend notamment le versement de subventions publiques aux 14 crèches confessionnelles Loubavitch ultra orthodoxes déjà financées par la ville de Paris.

Isolé, le président Huchon a tenté jusqu’au bout d’empêcher l’adoption de notre amendement. Mais au moment de voter avec la droite les élus PS ont préféré s’abstenir. Notre amendement a donc été adopté. Les élus du Parti de Gauche et des Alternatifs se réjouissent que l’intérêt général ait prévalu. C’est la preuve que les laïques peuvent l’emporter pour peu qu’ils relèvent la tête et affichent clairement leurs couleurs.

Cet amendement a été voté par les groupes : Front de Gauche & Alternatifs, PRG-MUP, EE-LV, FDG PCF GUAC, MRC, NC

 


Séance plénière du 7 avril 2011, explication… par FDGACR

www.frontdegauche-alters.fr

 

LE FÉMINISME NOUS ÉMANCIPE, VITE LA RÉVOLUTION CITOYENNE !

Des révolutions citoyennes, sociales et féministes !

La révolution citoyenne a commencé de l’autre côté de la Méditerranée. Elle nous rappelle qu’aucune oligarchie ne résiste au peuple qui se met en marche. Les femmes tunisiennes, égyptiennes et algériennes nous prouvent qu’une véritable révolution citoyenne ne peut se faire sans elles. Parties prenantes de toutes les manifestations, elles se battent à la fois contre le patriarcat et l’accaparement des puissants. Elles exigent l’égalité des droits pour toutes et tous, une plus juste répartition des richesses et une société laïque. Elles montrent que l’émancipation des femmes est aussi indispensable à l’émancipation des peuples.

Ici, là-bas, même combat !

Le Parti de Gauche se reconnaît pleinement dans ces luttes. Même si la France n’est pas la Tunisie ou l’Egypte, les femmes s’affrontent aux mêmes logiques et aux mêmes intérêts. Ici comme là-bas, les gouvernements détruisent les services publics pour les offrir à leurs amis! Ici comme là-bas, leur appétit sans limite, mine une à une nos conquêtes sociales! Aujourd’hui en France, parmi les 3,7 millions de travailleurs pauvres, 80% sont des femmes. Elles représentent 83% des salariés à temps partiel et 78% des emplois non qualifiés. Elles gagnent toujours en moyenne 27% de moins que les hommes. Avec la droite au pouvoir, la situation ne cesse de se dégrader.

Les femmes, premières victimes de l’oligarchie !

Avec sa réforme des retraites, la droite a condamné les retraités pauvres, qui sont à 80% des femmes, à survivre avec des pensions encore plus faibles. Elle a fait voterla loi Bachelot qui démantèle méthodiquement l’hôpital public : les centres IVG etles maternités ferment une à une. Le décret Morano détruit l’accueil des jeunes enfantset n’apporte aucune solution au manque criant de places en crèche. La réforme ter-ritoriale, mettant fin au scrutin de liste, enterre un peu plus la parité en politique. Avecses attaques sans précédent contre la laïcité, le gouvernement Sarkozy laisse la porteouverte aux extrémismes religieux et à leur conception rétrograde du rôle desfemmes dans la société. A grand battage médiatique, une loi sur les violences faitesaux femmes a été votée. Mais aucun moyen financier n’a encore été débloquépour sa mise en application !

Ça suffit comme ça,vite une révolution citoyenne !

Les peuples du Maghreb et du Machrek nous ont ouvert la voie, prouvant que l’égalité et la laïcité sont des revendications universelles. Faisons notre leur slogan : « dégage !». Renversons cette oligarchie qui nous condamne toutes à des vies demisère. Exigeons un véritable partage des richesses et une réelle égalité femmes/hommes.

Ici comme là-bas, vite défendons nos droits !

Les propositions du Parti de Gauche pour un gouvernement du Front de Gauche :

• Introduire des sanctions financières réellement dissuasives dans la loi pour non-respect de l’égalité salariale femmes-hommes et supprimer les subventions et aides publics aux entreprises hors-la-loi
• Lutter contre la précarité des femmes en réaffirmant le CDI à temps plein comme norme : mise en place d’un quota maximal d’intérimaires et de contrats à durée déterminée égale à 5 % maximum des effectifs dans les grandes entreprises et 10 % dans les PME et suppression des dérogations possibles au fractionnement de la journée de travail.
• Régulariser les travailleuses sans-papiers et donner le droit d’asile pour les femmes persécutées dans leur pays en raison de leur sexe.
• Créer un véritable service public de la petite enfance, mixte, gratuit et de qualité.
• Réduire le temps de travail pour toutes et tous, sans flexibilité ni perte de salaire, avec les embauches correspondantes.
• Retour à la retraite à 60 ans sans décote pour toutes et tous et pas de retraites inférieures au SMIC !
• Redévelopper les centres de planification familiale et les centres IVG dans le cadre du service public sur l’ensemble du territoire.
• Renforcer l’éducation sexuelle à l’école en donnant les moyens suffisants à l’Education Nationale et à ses partenaires associatifs.
• Donner les moyens financiers à l’application de la loi contre les violences faites aux femmes (soutien psychologique, juridique, logement…)
• Lancer une formation spécifique sur les stéréotypes genrés et la reproduction des rôles sexués pour les enseignants, les travailleurs sociaux, les acteurs de la formation professionnelle
• Condamner le sexisme au même titre que le racisme et refuser les publicités dégradantes pour les femmes
• Privilégier les modes de scrutin de listes à la proportionnelle lors des différentes élections pour une parité effective.