Franck BOISSIER

Conseiller municipal délégué de Montreuil-sous-bois

Pour une gauche radicale et concrète

Méfiance et corruption : discrédit des élites politiques

Le mot politicien est devenu en français un mot péjoratif, à tel point qu’on hésite à l’employer. Pour désigner l’homme ou la femme politique on emploie comme substantif ce qui auparavant n’était qu’un adjectif : le politique. La méfiance à l’égard des politiciens remonte loin, à l’aurore de la démocratie. En apparaît au début de la Troisième République, dans l’appel suivant adressé aux électeurs parisiens par le Comité Central de la Garde Nationale lors des élections 1871, appel qui mérite d’être reproduit en épigraphe, en guise d’introduction au débat sur la méfiance politique, telle qu’elle se manifeste aujourd’hui, cinq générations plus tard, car ce texte garde toute sa fraîcheur.

Commune de Paris 1871 Appel aux électeurs parisiens

Citoyens, ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux.

Défiez vous autant des ambitieux, que des parvenus; les uns comme les autres ne consultent que leur propre intérêt et finissent toujours par se considérer comme indispensables.

Défiez vous également des parleurs incapables de passer à l’action ; ils sacrifieront tout à un beau discours, à un effet oratoire ou à un mot spirituel. Évitez également ceux que la fortune a trop favorisé, car trop rarement celui qui possède la fortune est disposé a regarder le travailleurs comme un frère.

Enfin, cherchez les hommes aux convictions sincères, des hommes du peuple, résolus, actifs, ayant un sens droit et une honnêteté reconnue. Portez vos préférences sur ceux que ne brigueront pas vos suffrages; le véritable mérite est modeste, et c’est aux décideurs de choisir leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter.

Citoyens, nous sommes convaincus que si vous tenez compte de ces observations, vous aurez enfin inauguré la véritable représentation populaire, vos aurez trouvé des mandataires qui ne se considéreront jamais comme vos maîtres.

Hôtel de Ville de Paris, le 25 mars 1871

Comité Central de la Garde Nationale


Pour moi, militant et responsable du Parti de Gauche, il n’est de sens premier que celui de protéger l’intérêt général, celui du peuple. La recherche de mon propre intérêt ou de celui d’un groupe ne fait pas parti de mes valeurs, je la rejette en bloc ! Cela favorise la corruption et le copinage. Fiable, probe, consciencieux l’élu(e) doit savoir préserver le bien commun.

Un(e) élu(e) doit être totalement intègre et en plein attachement aux devoirs de justice et de morale. Défendre le service public et considérer l’humain au coeur de tout projet ou de toute réalisation est déjà le sens de mon engagement en politique. Attaché à la ville dans laquelle je suis né il va de soit que ces points seront au coeur de mon engagement si je me retrouve à assumer des responsabilités au sein de la municipalité.

Favoriser l’implication du peuple dans toutes instances décisionnelles est indispensable, l’élu(e) n’est qu’un bras de ce dernier pour lui permettre de réaliser les choix nécessaires à la continuité de la vie collective en vaillant à ce qu’il n’y ait de laissé pour compte afin de rendre la société plus collective et plus solidaire.

Franck Boissier

Catégorie : Général
  • dominique a dit :

    Pourquoi méfiance?

    les politiques dont tu fais partis je pense oublie le principale le peuple quand un mouvement aussi puissant comme le débat sur la réforme des retraites est aussi peux médiatiser sur vos blogs nous pouvons comprendre?

  • Franck a dit :

    Cher Dominique, comprenez bien que mon engagement pour les retraites ne s’arrête pas à mes articles ici et que même si cela ne se voit pas cela me prends beaucoup de mon temps. Ce blog n’est donc pas la représentation à 100% de mon engagement politique et syndical. Mais permettez-moi de vous rappeler qu’il y a bien d’autre site web d’information qui parlent du mouvement sur la réforme des retraites. Si cela vous inquiètes tant de ne pas voir d’article parlant des retraites sur mon blog, et bien qu’il y en ait quand même, je vous invite à m’en proposer et c’est avec joie que je le publierais ici avec votre signature. Je reste à votre entière disposition pour en parler.

    Concernant l’article ici, vous avez bien compris qu’il s’agit d’un texte de la commune de Paris en 1871 ! Et que j’y souscrit pleinement. Quelque soit l’étiquette politique, j’invite les citoyens à contrôler leurs élus pour une meilleure transparence de leurs actions.

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