Franck BOISSIER

Conseiller municipal délégué de Montreuil-sous-bois

Pour une gauche radicale et concrète

Grand Paris : qu’ont donc à redouter les députés de davantage de proximité démocratique ?

Tribune des élu-e-s du groupe Front de Gauche et apparentés de Montreuil

FdG2Une poignée de députés socialistes d’Île-de-France, dont Mathieu Hanotin, Pascal Popelin, Elisabeth Pochon et Razzy Hammadi pour la Seine-Saint-Denis ont publié une tribune dans le journal du dimanche, pour défendre une vision centralisatrice et technocratique du Grand Paris.

Elle sonne comme un coup de semonce pour empêcher tout partage des compétences de la métropole du Grand Paris avec les territoires – pourtant demandé par les 226 élus locaux de la mission de préfiguration – avant  la discussion en deuxième lecture à l’assemblée du projet de loi pour une nouvelle organisation territoriale de la République.

Qu’ont donc à redouter ces députés de davantage de proximité démocratique ? Les élus locaux sont non moins légitimes que les députés, pour s’exprimer sur la réalité de leurs territoires et faire valoir les besoins des habitants de Paris et de sa région !

A lire la prise de position publique des députés, la Métropole du Grand Paris, plus efficace qu’un couteau suisse, apporterait une réponse à tous les problèmes et serait dotée de toutes les vertus : création de logement, solidarité, coopération intercommunales, mutualisation des moyens, péréquation des finances, développement de l’emploi… Rien n’empêche pourtant de mettre en œuvre dès maintenant ces nouvelles pratiques ! De nombreux exemples de travail en commun existent, entre départements et régions, dans les communautés d’agglomération ou au travers de syndicats intercommunaux.

Quelle attention particulière porterait la Métropole aux enjeux urbanistiques et paysagers des murs à pêche ? Qu’aurait à faire un office public de l’habitat unique pour toute l’Ile-de-France – gérant plus d’un million de logement sociaux – d’un problème de fuite d’eau dans un appartement des Ramenas ? En quoi Montreuil bénéficierait de moyens supplémentaires pour développer son territoire alors que l’État vient de lui enlever 12 millions d’euros de budget pour les trois prochaines années ? En quoi la métropole créerait des emplois, alors que le transfert des compétences menacerait l’emploi de 30 000 agents de la fonction publique territoriale ?

La bonne appréhension des enjeux régionaux et métropolitains ne peut se faire sans proximité entre les citoyens et les lieux de décision. Répondons aux besoins humains : privilégions la recherche de solidarité et de coopération choisies, plutôt que la réalisation d’économies budgétaires !

Il est urgent de faire évoluer ce projet de métropole qui, s’il était adopté en l’état, reconcentrerait des pouvoirs, des richesses et des compétences utiles localement, bien loin de Montreuil et de ses habitants !

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