Franck BOISSIER

Conseiller municipal délégué de Montreuil-sous-bois

Pour une gauche radicale et concrète

Mon discours du 30-01 aux voeux du PG93 pour 2013

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,FBO_voeux-2013_PG93

Bienvenue à toutes et tous ! C’est avec un grand plaisir que nous vous accueillons à l’Usine, siège du Parti de Gauche, pour les vœux du PG93. Forcément l’Usine est un symbole, celui du travail, celui de la lutte et ici celui de nos campagnes de l’année dernière. Présidentielle et législative.

Aaaah, la lutte ! En ce moment on sait de quoi nous parlons au regard de ce que vient de nous décrire notre camarade.

Tout d’abord, je veux croire que ce qui nous rassemble ici, ce soir, mais également tous les jours, c’est l’intérêt général.

C’est en tout cas, a mon avis, ce qui fonde notre engagement collectif au sein de la coordination départementale de notre Parti, avec Samira ma binôme, les co-secrétaires des comités, l’ensemble des membres de la coordination départementale, nos élu-e-s, et surtout vous tous, militantes et militants de l’Humain d’abord !

L’intérêt général ! Une règle de notre République qui signifie que chacun doit dire non pas ce qui est bon pour lui-même, mais ce qui est bon pour tous. Au passage, ce qui vaut règle dans la république vaut bien entendu règle dans notre Parti.

Vous aurez remarqué que cette règle ne s’applique pas d’elle-même, partout et tout le temps, elle ne s’impose pas elle se cultive. C’est un combat de tous les jours face à l’idéologie dominante qui n’a de cesse de vouloir diviser le peuple, les peuples !

Car certain-e-s pensent que la somme des intérêts particuliers fait l’intérêt général. Les banques, les assurances privées et les actionnaires des multinationales bien sûr ! Notre camarade vient de nous en faire l’amère description. Ces voyous qui s’engraissent sur nos malheurs, et qui n’en ont jamais assez !

On tente de faire croire au peuple que les intérêts de ces gens portent celui de l’intérêt général. Nous ici, savons qu’il n’en est rien !

Il faut dire que ça rapporte ! Le malheur des pauvres fait le portefeuille des riches. C’est une leçon depuis le début de l’humanité organisée : les seigneurs et les serfs, le Tiers-Etat et la monarchie, l’ouvrier et le patron, et maintenant le salarié et les actionnaires !

Nous on pense que ce n’est pas en faisant des cadeaux à une minorité qui a déjà tout que cela profitera au plus grand nombre. Rien jusqu’à maintenant n’a profité au peuple, aux salarié-e-s quand des cadeaux fiscaux ont été fait au patronat. C’est bien ce qui nous a animé durant la campagne présidentielle pour virer Sarkozy.

Aujourd’hui, parce que certain qui se disent socialistes seraient aux commandes du pays, il faudrait leur donner quitus les yeux fermés ? Au Parti de Gauche, faire ami-ami avec le Medef c’est pas vraiment notre vision première de ce qu’il faut faire pour engager le rapport de force à la finance et mettre en avant l’intérêt général.

C’est ça la vision de la République et de l’intérêt général pour le gouvernement Ayrault ?

Elle est où la République en Seine-Saint-Denis quand elle laisse des enfants et leurs parents s’entasser dans des logements trop petits alors qu’il existe des milliers de logements vacants, pour lesquels les spéculateurs attendent la flambée des prix pour les revendre, ou que des villes refusent de construire.

Elle est où la République quand elle décide de laisser des citoyens renoncer à se soigner ! En laissant les franchises médicales, les médicaments déremboursés, les dépassements d’honoraires, les fermetures d’Hôpitaux…

« Aux malades de payer leur maladie » ! Vous êtes pauvres ? Allez hop ! Tant pis pour vous, de toute façon vous mourrez bien un jour !

Elle est où la République quand elle laisse couper l’eau, l’électricité et le gaz chez des familles qui ne peuvent plus payer leur facture. Ça s’appelle « la précarité énergétique ». Nous savons ici quelles réalités inhumaines cette expression recouvre : plus de chauffage, plus d’hygiène, plus de repas corrects, plus de devoirs pour les enfants, une vie de misère.

Elle est où la République quand le gouvernement porte la même voix que les sommets des grands de ce monde, qui ne s’élève que pour défendre la finance et imposer, aux côtés du système bancaire, des agences de notation et des marchés, des plans d’austérité insupportables contre les peuples d’Europe.

Elle est où la République en Seine-Saint-Denis quand elle détruit tout à ceux qui non presque rien, qu’elle menace des êtres humains du seul fait de leur appartenance à une communauté qui ère et qui souffre déjà depuis longtemps.

Je porte là bien entendue toute ma solidarité aux familles Roms et à toutes celles et ceux qui œuvre dans l’intérêt de leur intégration dans notre pays.

J’ai honte d’entendre un député-maire du PS sur notre département parler des Roms comme s’il s’agissait de hordes de chiens sauvages.

Elle est où la République en Seine-Saint-Denis quand on ne donne pas les moyens nécessaires pour notre école publique, quand le nombre d’enseignant-e-s manquant est en constante progression sur notre département alors qu’ailleurs, pas si loin que ça, on y trouve toujours les moyens. Il est ou le mot égalité inscrit sur le fronton de nos écoles ?

Il est où le changement sur ces questions là ? Je vous pose la question mes camarades. C’est quoi la différence entre la république d’avant le 6 mai 2012 et la république de Holland ? Il y en a pas c’est la même ! C’est toujours la Vème République. Celle qui ne donne pas sa place au peuple.

Ici nous avons une vision de la France qui est tout autre. La République née des idéaux des Lumières. Elle est celle qui traite chacun de ses enfants de la même manière, elle les fait vivre dignement, elle les soigne, les nourrit, les loge, les envoie même en vacances. Elle est la Liberté, l’Egalité et la Fraternité !

Alors le changement est-il possible ?

Bien sûr qu’on peut faire le changement, il suffit juste de le vouloir quand on a le pouvoir. Ceux, comme moi et vous, qui donnent leur temps pour transformer la société savent bien que l’argent existe par milliards pour bâtir la République Sociale que nous appelons de nos vœux !

Alors en attendant que le peuple prenne le pouvoir, en attendant que nous renversions totalement la table ! Que pouvons-nous faire, nous militants politiques, élu-e-s, acteurs de la vie réelle de la France ?

Faire la preuve par l’exemple que c’est possible ! Dans nos villes, nos communautés d’agglomération … partout où nous exerçons des responsabilités !

C’est déjà le cas pour bon nombre de territoire mais il y a encore trop de lieu ou l’Etat s’est désengagé et où les municipalités ne peuvent plus tout assumer à elles seules.

En tant que militant comment pouvons-nous faire ? Eh bien pas de solutions miracles, camarades. C’est dans l’action militante quotidienne que cela se passe, conscientiser nos citoyens que c’est possible ! Qu’il n’y a pas de fatalité. Que l’action collective est déterminante pour le vrai changement. Mettre en lumière « la preuve par l’exemple », ici, là, là-bas !

Ici dans ce territoire de la Seine-Saint-Denis, l’urgence nous commande de le faire ! Parce que les oubliés de la République il y en a plein ici ! Nous les croisons tous les jours, ils s’entassent dans nos quartiers, ils galèrent dans nos transports,  ils font les poubelles de nos villes, ils font la queue à Pole emploi. Partout, elle nous prend à la gorge la misère qui gangrène. Et pourtant voyez les, ils tentent de survivre et de garder un peu de dignité !

A tous ceux-là, nous disons « tenez bon » !

Salariés, retraités, chômeurs, habitants, construisons ensemble le sens d’un projet collectif qui fasse la démonstration que le fatalisme n’a pas sa place ici ! Dans les assemblées citoyennes, les réunions programmatiques, les ateliers législatifs … La pensé collective au service de tous, pour rassembler le plus grand nombre et prôner la révolution citoyenne qui mènera à la 6ème République.

Là je vais principalement m’adresser aux camarades du PG et du FdG.

Pour nous militant-e-s politiques, quand on parle de projet collectif, cela se concrétise aussi par notre propre projet, celui de notre Parti. Notre contribution à la construction politique de notre pays. Et cela passe nécessairement par un congrès. Le notre c’est dans moins de 2 mois.

Grand moment pour la vie d’une organisation politique. C’est là que nous définissons collectivement la feuille de route de notre Parti pour les quelques années à venir. Pas en déconnexion de la vie réelle, pas en politique politicienne comme j’ai pu entendre, mais bien en ayant au cœur les réalités de notre société.

Beaucoup d’entre vous sont nouveaux au Parti de Gauche, c’est même souvent votre premier engagement politique. Je veux donc là insister mes chers camarades sur cette nécessité d’être pleinement actrices et acteurs de notre congrès, toutes et tous.

Mais notre projet collectif, passe bien évidement par le Front de Gauche, cette formidable histoire qui fait que nous sommes vu par de plus en plus de citoyennes et citoyens comme une alternance possible pour faire face et résister à la finance. Je veux là remercier nos camarades des organisations qui constituent le Front de Gauche en Seine-Saint-Denis et du travail collectif que nous produisons.

Je sais pouvoir compter sur les camarades pour construire ensemble plus largement le Front de Gauche sur notre département, pour en faire un Front du Peuple. C’est je pense le sens de ce que nous essayerons de faire depuis un moment et que nous continuerons pour cette année 2013.

Agir ensemble et développer le Front de Gauche, voila la note est donnée ! C’est par l’action de chacune et chacun, même la plus petite, que collectivement nous réussirons à mener le peuple vers la victoire.

Les militantes et militants du Parti de Gauche de Seine-Saint-Denis y participent déjà très activement depuis 4 ans, se sera encore le cas cette année pour nous pas de changement, on lâche rien ! et on y tient !

Comment ?

Cela passe forcément par l’action. Lesquelles ? celles qui nous permettrons de pouvoir IMPOSER UNE ALTERNATIVE A L’AUSTERITE.

Les politiques d’austérité misent en place dans les pays européens comme en France, vont à l’encontre de l’exigence des peuples et s’accompagnent d’une dérive autoritaire. Elles ne sont donc pas seulement injustes, elles ne marchent pas !

La politique du gouvernement Ayrault nous conduira inexorablement à l’échec. C’est une raison de plus de s’opposer à cette politique d’austérité.

Avec la campagne du Front de Gauche, contre l’austérité, notre congrès et nos autres campagnes du Parti de Gauche, voilà de quoi nous mettre en appétit pour aller à la rencontre de nos concitoyennes et concitoyens.

Voilà j’en arrive à la fin.

Alors chers amis, cher-e-s camarades, le peuple a besoin de nous ! Comme nous avons besoin de lui. Impliquons-nous !

Prenons notre destin collectif en main ! Ne lâchons rien ! Soyons aux côtés des salariés et de celles et ceux qui sont en lutte, faisons résistance à la finance.

C’est ce que je peux nous souhaiter à tous de mieux !

Faisons un pied de nez à ceux qui voudraient nous voir baisser les bras et plier l’échine !

Bonne année, et surtout bonne santé, nous en aurons besoin, et une heureuse année à vous et à ceux qui vous sont chers !

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs requis marqués avec *

*